Avec l'aimable autorisation d'Api'Nature
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Récolte et mise en
pots par Ambroise |
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La récolte a été engrangée,
ce qui suit sera toujours utile à relire l’an prochain, tant il est vrai que les
mêmes pratiques d’une saison à l’autre se suivent et se ressemblent. Néanmoins
pour actualiser notre propos nous pensons qu’une fois encore à la question : « y
a t’il eu récolte ? » d’aucuns répondront que la récolte française sera de moins
de 10 000 tonnes cette année ; par quel tour de magie ont-ils obtenu ce chiffre
? il serait intéressant de le savoir…d’autant qu’en matière d’apiculture les
chiffres ne font guère bon ménage avec la réalité ! alors en sortant de leur
chapeau ce chiffre de 10 000 tonnes théoriquement de « source sûre » il faut
croire que les milieux « autorisés » ont procédé à un sondage de récolte auprès
des trois quarts de possesseurs de ruches qui ne sont pas sociétaires ou
syndiqués…travail de titan s’il en est !
Plus modestement nous ne
pouvons rapporter que quelques brèves de café du commerce qui font état ici de
très bonnes récoltes en pays de Savoie, de récolte normale en miel « de pays »
dans la majorité des régions, même si on pouvait s’attendre à mieux ici ou là,
comme toujours d’une région à l’autre il y a des différences notoires, des
averses sont tombées au moment opportun et au bon endroit, alors qu’à quelques
kilomètres l’orage est passé à côté….
A vrai dire ce scénario se répète souvent ; c’est sans doute frustrant mais pas
dramatique pour l’immense majorité d’entre nous qui pratiquons une apiculture de
loisir complémentaire d’activités de plein air telles que la pêche, le
jardinage, la cueillette de champignons ou le bricolage. Dans la majorité des
cas il y aura bien quelques pots de miel pour régaler la famille et quelque
voisin tolérant avec la présence d’un rucher de proximité.
Donc revenons à notre récolte ; il est nécessaire pour obtenir un miel digne de
ce nom que la presque majorité des cadres soit operculée ; ce sera un gage de
bonne conservation. Comme vous pouvez le constater il n’y a pas de date précise
pour décider de l’enlèvement des hausses, c’est à vous de voir et d’observer en
fonction de votre région, mais aussi du temps ; cela peut aller de fin mai à fin
juillet, ici en août, parfois septembre pour certaines récoltes tardives.
Les manuels de pratique apicole conseillent d’entreprendre l’enlèvement des
hausses par une belle journée ensoleillée, d’éviter le grand vent, la pluie… on
n’a
pas toujours le
choix…l’important étant d’enfumer la ruche et d’agir vite et bien afin d’éviter
une effervescence générale et prématurée du rucher. Surveillez votre enfumoir
afin qu’il ne donne pas des signes de faiblesse lorsque vous aurez besoin de
lui. Si vous pouvez opérer à deux, c’est mieux ! on va plus vite et la fatigue
est moindre.
Vous pouvez enlever cadre par cadre si vous n’avez pas la force nécessaire pour
décoller la hausse qui représente un poids conséquent lorsqu’elle est pleine ou
même un peu moins…dans tous les cas vous n’aurez pas oublié de mettre votre
protection que ce soit voile et chapeau ou vareuse ; le folklore nous montre
parfois quelques matamores oeuvrant semble-t-il à visage découvert, ils ne sont
sans doute pas très nombreux les collègues nous faisant croire que la récolte
est sans risque zéro. S’il arrive que l’agressivité gagne trop de terrain, il
est plus sage de remettre la tâche un peu plus tard afin qu’un minimum de calme
revienne au rucher.
Si vous en avez le temps il est bon avant de replacer planchette ou couvre
cadres de donner un coup de racloir sur le dessus du corps de ruche afin de
supprimer le surplus de propolis ou de cire bâtie qui émerge.
Ne laissez pas traîner des brêches sur le lieu de récolte pour éviter un
possible pillage…
L’extraction
La majeure partie de ceux qui pratiquent une apiculture de loisir ne possède pas
de miellerie ; pour qui ne possède que quelques ruches l’extraction se résumant
à une ou deux journées de travail. Un garage clair et net fait souvent
l’affaire, des ustensiles et du matériel soigneusement nettoyés seront un gage
de propreté indispensable pour travailler un produit destiné à être consommé par
petits et grands.
Votre extracteur pourra être tangentiel ou radiaire ; le premier crée la force
centrifuge par rotation d’une cage ; le bris des rayons est fréquent…
L’extracteur tangentiel se fait aujourd’hui à retournement automatique.
L’extracteur radiaire n’utilise pas de cage, mais un plateau circulaire où sont
insérés les cadres. L’extraction a lieu en une seule fois : les deux faces du
cadre sont vidées en une seule opération. Les rayons sont moins brisés car la
force centrifuge est égale sur les deux faces. Ce système est le plus simple ;
ainsi après avoir été projeté des rayons sur la paroi, le miel descend dans le
fond de la cuve.
Il ne reste plus
qu’à filtrer le miel liquide au sortir de l’extracteur avec un premier tamis à
mailles larges qui retiendra les grosses impuretés puis avec un second tamis
équipé d’une toile nylon très fine qui parachèvera le travail de filtration.
Le dernier stade de l’extraction sera la mise en maturateur pour clarifier votre miel ; chacun a ses habitudes et son tour de main personnel pour mettre en pot quelques jour plus tard la précieuse récolte avant qu’elle ne commence à figer, à moins que vous ne désiriez conserver le miel dans votre maturateur et l’empoter au fur et à mesure de vos besoins. Dans ce cas il vous faudra un petit défigeur pour le liquéfier le moment voulu.
Les pots
utilisés
Chacun a sa préférence car ils sont multiples. Mais il est vrai qu’il est
agréable de voir son miel dans un emballage transparent Certaines régions
utilisent encore le pot carton paraffiné…pourquoi pas ! si vous n’en faites pas
commerce. La tendance générale est au pot en verre qui est réutilisable tant
qu’on ne le brise pas, et au pot plastique souple « incassable » et transparent.
Il n’y a que l’embarras du choix, des goûts et moyens financiers.
Dans tous les cas il est recommandé d’entreposer votre miel dans un espace sec,
à l’abri de l’humidité, ceci est valable également pour la conservation des
cadres de hausses qui auront été donné à lécher au abeilles après l’extraction.
Nous parlerons dans un prochain article des miels extraits, crème, cristallisés,
en rayons…
Ambroise