| Miels d'Asie Centrale |
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Cenasco , entrez dans l’univers des miels d’Asie Centrale...
Ouzbékistan -
Kirghizstan -
Tadjikistan - Kazakhstan

Apiculture
d'Asie Centrale
L’Asie centrale présente un milieu naturel varié, composé de plaines, de déserts
et d’une chaîne de montagnes qui se prolonge jusqu’aux premiers contreforts de
la chaîne himalayenne.
On y trouve d’immenses espaces vierges, non pollués, riches en plantes
mellifères variées. Le milieu se prête donc particulièrement bien à
l’apiculture. Les principaux pays producteurs de la région sont l’Ouzbékistan ,
la Kirghizie, le sud du Kazakhstan et le Tadjikistan.
L’apiculture avait connu un fort développement en
Asie centrale du temps de l’Union Soviétique, qui avait encadré
administrativement la production de miel dans chacune des républiques, mais qui
autorisait de surcroît les apiculteurs particuliers de vendre leur production et
ainsi de se constituer des revenus privés particulièrement prisés à l’époque.
Les
apiculteurs d’Asie Centrale s’appuient donc sur une tradition ancienne et sont
capables d’effectuer des opérations complexes (élevage de reines, etc). On peut
rencontrer des dynasties de plusieurs générations d’apiculteurs, de véritables
clans, telle cette famille de la vallée de Fergana qui réunit environ 4.000
ruches.
Il y a un grand nombre d’apiculteurs amateurs pour lesquels le miel reste à
destination familiale. Les apiculteurs professionnels ont en général entre 150
et 350 ruches à cadres et pratiquent à 90 % une apiculture transhumante, la
plupart des ruches étant fixées à demeure sur des remorques (deux ou trois
rangées). La race d’abeilles la plus répandue est l’Apis mellifica carnica,
écotype carpathe, race particulièrement bien adaptée à l’environnement local,
lequel se caractérise notamment par de grandes variations de températures.
Les
transhumances s'effectuent à l'aide de remorques ouvertes ou de petites
roulottes. Ces dernières sont particulièrement bien
organisés : les opérations s’effectuent depuis l’intérieur, avec un extracteur
intégré dans l'abri. Les apiculteurs eux-mêmes vivent dans la roulotte.
La saison apicole est variable suivant
les régions : les régions sud, limitrophes de l’Afghanistan démarrent
pratiquement en mars, les autres un peu plus tard.
Les apiculteurs travaillent au printemps sur une ou plusieurs régions sauvages,
par exemple ceux qui sont basés dans la zone centre de l’Ouzbékistan (Samarkand,
Jizzak) partent pour le désert du Kyzylkoum avant de remonter dans les montagnes
au nord de Samarkand. De même, les Kirghizes et les Ouzbèks de la vallée de
Fergana (Fergana, Namangan, Andijan, Osh) partent déjà dans la montagne kirghize
en avril/mai. Puis en juillet, tout le monde revient travailler dans les plaines
pour le début de la saison du coton qui s’achèvera vers la fin septembre.

Transhumances de printemps /
Transhumances d'été
Ce mode opératoire permet aux
apiculteurs de travailler pendant la moitié de la saison dans des régions
sauvages, loin de toutes villes, usines et plantes cultivées. Avec quelques
changements mineurs des pratiques de production, ce miel sera prêt pour une
qualification en miel biologique.
La plus grande difficulté rencontrée par les apiculteurs locaux est la
commercialisation de leurs produits. Du temps de l’Union Soviétique, cette
question était prise en charge par l’État, à l’exception des petites ventes
personnelles locales. Aujourd’hui, personne n’a pris la relève en dehors de
contrebandiers turcs ou russes qui viennent acheter des marchandises de manière
sporadique.
L’apparition de Cenasco en tant qu’acheteur a modifié ce contexte ainsi que les
comportements des apiculteurs, qui commencent à voir des possibilités de
commercialisation régulières de leurs produits. Ainsi, ils ont commencé à faire
beaucoup plus attention aux médicaments qu’ils utilisent pour traiter leurs
ruches. Toutefois, la faible productivité locale a encore un impact négatif sur
les coûts de production et donc sur les prix de vente.
Les
miels d’Asie Centrale
Il est aujourd’hui impossible de produire des statistiques régionales fiables et
les chiffres les plus fantaisistes circulent sans recoupements possibles.
Toutefois, il s’agit d’une production de plusieurs milliers de tonnes par pays
(Ouzbékistan, Kirghizstan, Tadjikistan et sud du Kazakhstan). Aujourd’hui, seul
le Kirghizstan a obtenu un agrément d’importation européen. L’Ouzbékistan a
également commencé à travailler ce sujet.
Coton
AkuraïIl faut noter que l’ensemble de la région, en particulier les plaines et les déserts, est particulièrement sec et que ceci se retrouve dans le taux d’humidité des miels récoltés (seulement 16 à 17 % !).
Il convient toutefois de nuancer ce tableau idyllique : si les conditions exogènes de l’apiculture centrasiatique sont excellentes, les pratiques des apiculteurs locaux laissent parfois à désirer par manque de connaissances (par exemple utilisation d’antibiotiques à des fins prophylactiques). Les analyses peuvent révéler la présence de résidus d’antibiotiques à des niveaux prohibés. La plus grande prudence est donc de rigueur. L’utilisation de sucre reste à un niveau très raisonnable de 5 kg par ruche et par an. Nous n’avons rencontré aucun cas d’adultération.

Autres
produits de la ruche
On trouve également de la propolis et du pollen, pour
le moment en recherche de débouchés.
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votre future partenaire en Asie Centrale ?
Nous
avons installé à Tachkent un laboratoire spécialisé dans l’analyse du miel,
capable d’effectuer toutes les analyses physico-chimiques courantes, ainsi que
certaines analyses d’antibiotiques par la méthode Elisa (chloramphénicol,
nitrofuranes). A notre connaissance, il n’y a pas de laboratoire équivalent en
Asie Centrale.

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