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La boutique "Les Abeilles"
a été fondée en février 1993. Depuis ce jour, elle n'a cessé d'accroître sa
notoriété par la qualité et la nature résolument artisanale de ses produits, ainsi que
par la démarche pédagogique vis-à-vis de ses clients visiteurs.
Le fondateur Jean-Jacques Schakmundès est apiculteur de longue date. Son cheptel est composé d'une trentaine de ruches réparties sur la région parisienne. L'éventail complet des supports médiatiques, presse quotidienne, presse périodique, guides touristiques et gastronomiques, radio, télé s'est intéressé à cette petite boutique d'un quartier populaire du XIIIe arrondissement de Paris. |
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L'idée du rucher en pleine ville n'est pas une idée neuve. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec l'arrivée massive à Paris d'hommes et de femmes venant des campagnes, attirés par les promesses de la nouvelle ère industrielle, certains modes de vie ruraux se perpétuèrent en ville. Entre autres, le réflexe paysan de l'économie autosuffisante importa, en milieu urbain, le recours aux sources alimentaires traditionnelles :poulaillers, potagers, étables et...ruchers. Ces sources nutritionnelles étaient d'ailleurs, et depuis longtemps, largement en activité dans les campagnes environnantes, toutes proches du Paris d'alors et, intra-muros, dans les couvents et les institutions hospitalières. |
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Le rucher du XIIIe arrondissement est situé dans le parc Kellermann, prés de la Poterne des Peupliers, quasiment sur le passage de la Bièvre, au pied de la Butte-aux-Cailles. A toute fin utile, amis apiculteurs parisiens et banlieusards, la boutique "Les Abeilles" est à même de vous fournir tout le nécessaire pour pratiquer votre activité, accueil et conseils seront au rendez-vous...Alors, mieux vaut dard que jamais!... |
Article écrit par Marcel Roland, rédacteur en chef d'Abeilles & Fleurs

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Jean-Jacques
Schakmundés Tél. : +33 (0)1.45.81.43.48 |
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Ouvrir boutique à Paris
Il vient d'ouvrir boutique en plein Paris : "Les Abeilles". Son parcours est plus qu'original. Aujourd'hui, il cumule les genres : traducteur, apiculteur, pâtissier, confiseur, droguiste et commerçant. A l'affût des miels les plus divers, des douceurs "maison" les plus savoureuses, des produits les plus naturels, et des clients de plus en plus nombreux.
Avec ses 20 ruches et autant d'années d'expérience, amateur formé aux cours d'apiculture du Jardin du Luxembourg, Jean-Jacques Schakmundès, âgé de 59 ans, cultivait tranquillement sa passion pour les abeilles. "Je me suis intéressé à l'apiculture, il y a dix ans. Je n'ai pas eu de ruches tout de suite. J'attendais d'avoir un terrain à moi... et me suis aperçu un jour, que l'on pouvait mettre des ruches sur les terrains des autres!" explique-t-il, non sans rire un peu de lui-même au souvenir de cette "naïveté" de néophyte. Initié par son Maître en apiculture, Jean Piessard, Jean-Jacques restait un amateur de plus en plus éclairé, mais qui ne récoltait son miel que pour ses amis et sa propre consommation. Comme la plupart des apiculteurs.
La marmite bouillait grâce à ses contrats de traducteur anglais-français, pour des maisons d'édition et des organismes comme l'OMS, FAO etc. "Ces activités vont se réduire, forcément, car le commerce est très prenant". Mais elles restent compatibles avec son nouveau métier, et sont nécessaires, car si la fortune sourit aux audacieux, Paris ne s'est pas fait en un jour ; autrement dit " il faut du temps pour se faire connaître. J'ai ouvert en mars, au moment où la consommation de miel baisse ; mais mes estimations de CA se révélèrent exactes et les résultats sont très encourageants. C'est encore juste pour en vivre, bien sûr, mais c'est envisageable, d'autant que nous allons entrer dans les bons mois pour le miel". Jean-Jacques a loué un magasin dans ce qu'il appelle un vrai quartier//village, sur la Butte aux Cailles, petite colline parisienne qui, non loin, a pour grande sur la Butte Montmartre. Les clients sont d'abord venus du voisinage, mais accourent maintenant de plus loin. "Un magasin spécialisé comme le mien ne pourrait vivre sur le seul quartier".
Recherche miel de pommier et de cerisier
En ouvrant, il s'attendait à une grosse demande en miel d'acacia. Erreur! Les gens veulent des produits très spéciaux qu'ils ne trouvent pas au supermarché du coin. Paris se révèle, là encore, une capitale internationale où l'on trouve de tout : miel de rhododendron, de bourdaine, de caféier, de framboisier, de houx, de menthe, de mimosa, de palétuvier, de sarrasin, de tulipier (magnolia), de tupelo (Floride), de verge d'or... mais aussi miels des Cévennes, de forêt de Suède, de garrigue, de montagne, de prairie, de printemps...la liste comporte au moins cinquante variétés, achetées chez les grossistes ou chez les petits apiculteurs. "J'aimerais trouver du miel de cerisier et de pommier". A bon entendeur...
La production maison est également commercialisée, récoltée sur la flore traditionnelle du Val de Marne : du "toute fleurs" qui contient beaucoup d'acacia et de tilleul, et qui reste liquide longtemps. Les produits de la ruche, pollen, gelée royale et propolis ainsi que des cosmétiques fabriqués à Avignon complètent la gamme. Côté droguerie, Jean-Jacques propose son cirage pour chaussure, pour harnais, et son encaustique, le tout fabriqué à la maison.
Mais c'est dans la pâtisserie et la confiserie qu'il s'exprime aidé de sa compagne, fabriquant dans le respect des traditions le "Lekerlis de Bâle", pain d'épices très relevé qui contient des amandes et des écorces d'orange et de citron. "J'y met parfois des écorces de cédrat". Autre spécialité maison : la pâte à tartiner faite de miel et de noisettes qui se décline en cinq fruits : abricot, cacao, datte, figue et pruneau. Les Mendiants de Narbonne, fruits secs qui baignent dans du miel d'acacia, confiture bien évidemment au miel (sans sucre), chutneys, raisins ou griottes au vinaigre et miel, moutarde au miel... , sont autant de produits destinés à la gastronomie ou au cadeau, ce qui ne peut qu'accroître le champs d clientèle et la renommée de la boutique.
Comment se faire connaître ? "Au départ, je n'ai pas faut de pub, trop occupé à aménager le magasin. Aujourd'hui, j'y pense vraiment. Je viens d'ailleurs de réaliser un dossier de presse. "
POURQUOI UNE BOUTIQUE ?
"Ce n'était pas une nécessité économique. J'ai seulement voulu mener ma passion des abeilles jusqu'au bout en joignant l'utile à l'agréable". Pourtant Jean-Jacques a changé de style de vie. D'apiculteur-traducteur solitaire, il s'est imposé des horaires d'ouverture et des plages pour continuer à s'occuper du cheptel, pour cuisiner, pour inventer. Le contact avec la clientèle l'a surpris : "Je me suis aperçu combien les gens étaient ignorants de l'apiculture et du miel mais très curieux et intéressés". Il est toujours étonnant, en effet, de constater combien la vente au public du miel et des produits de la ruche suscite les questions des consommateurs habituels ou potentiels. Il est l'un des rares produits qui crée le contact, alimente la conversation, et donne à l'apiculteur une aura de héros (à cause des piqûres), de savant (car les abeilles ne livrent pas au premier venu leurs secrets) et de sage (qui peut prédire la pluie et le beau temps). Quand le vendeur connaît la réponse, veut bien la délivrer et faire partager sa passion, le tiroir-caisse s'épanouit. Mais ce n'est pas de tout repos!
Artcicle d'Odile Menard paru dans la revue Abeilles & Fleurs
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| Réalisation : Gilles RATIA Mise à jour : 03/04/02 APISERVICES - Copyright © 1995-2005 |
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