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Sommaire du numéro 254 Mars/Avril 2013
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Editorial du numéro
254
Suspendra ou
pas ?
Le 15 mars la Commission européenne devait se prononcer au sujet de
la suspension (en Europe) de l’usage de trois néonicotinoïdes sur quatre
cultures (maïs, colza, tournesol et coton). Match nul ! entre les représentants
des pays européens : pas de gagnants ! Les deux équipes, celle des favorables à
la suspension et celle des opposants, sont à égalité. Notre pays aurait joué
dans le camp des suspenseurs. C’est bien Monsieur le ministre, merci ! Voilà qui
est conforme à vos discours et engagements. Le 8 février, dans votre discours
sarthois (retranscrit dans les colonnes de cette revue) au sujet du Plan pour le
développement durable de l’Apiculture, vous avez confirmé votre désir de sortir
l’apiculture française de la triste situation dans laquelle elle se trouve. Une
évidence pour nous : pas d’amélioration possible de la situation de l’apiculture
sans abeilles en bonne santé. Certes, les pesticides ne sont pas les seuls
facteurs délétères pour nos abeilles mais leur rôle dans les troubles observés
dans nos ruches n’échappe qu’à peu d’apiculteurs – comme le montre le résultat
de la consultation du Comité Apiculture de FranceAgriMer. D’autre part, depuis
quelques années, de nombreuses communications scientifiques mettent en avant
leur rôle funeste pour l’abeille, qu’ils agissent seuls, même à de très faibles
doses, ou en synergie avec d’autres stresseurs.
A plusieurs reprises,
Monsieur le ministre, vous avez annoncé que si la commission ne se prononçait
pas en faveur de la suspension, vous envisageriez malgré tout cette mesure sur
le terrain franco-français. C’est bien !
Vous avez aussi annoncé 40
millions d’euros sur un cycle triennal pour la relance de l’apiculture. Les
médias se sont emparés de cette information quelque peu sensationnelle, ignorant
qu’en fait sur ces 40 millions, 33 étaient déjà destinés à l’apiculture depuis
de nombreuses années. Quant à la différence (7 millions), pour espérer la
combler, il aurait fallu un système de déclaration des ruches qui ne soit pas le
fiasco qu’une administration a imposé aux apiculteurs français. Et oui, pour
ceux qui l’ignorent, les aides européennes sont basées sur le nombre de ruches
déclarées par tous les apiculteurs confondus.
L’apiculture française est bien
consciente que cette mesure de suspension est de toute façon trop limitée si on
prend en compte la masse des néonicotinoïdes répandus dans la Nature, car ces
substances omniprésentes (phytopharmacie, usages domestiques, biocides…) sont
douées d’un pouvoir de rémanence dans les sols plus qu’ennuyeux. Mais ce serait
déjà un départ sur le chemin de la raison et de la préservation des
pollinisateurs.
Les effets d’annonce et les belles paroles : il suffit !
Alors des actes s’il vous plaît. Merci de suspendre ! Courage !
Jean-Marie Barbançon,
Président de la FNOSAD
F.N.O.S.A.D.
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rendu obligatoire pour tout apiculteur qui
commercialise son miel. En vente à la FNOSAD, 1,50 euros l'unité + port. Il
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pendant 1 an.
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