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Cire

La renommée de notre entreprise est due, au départ, à notre cire d’abeille. Apiculteur Cirier, Émile Thomas fut l’un des premiers gaufreurs. Il commença son activité en 1905.

En 1952, son fils et M. Bernard Rietsche, constructeur allemand, mirent au point les premières machines automatiques qui équipèrent la plupart des gaufreurs de cire dans le monde. Deux procédés existent : l’un consiste en une préparation de la cire en rouleau par l’intermédiaire d’une machine à laminer. Les feuilles de cire sont constituées d’une multitude de plis écrasés par le laminage et le gaufrage. Ce qui donne une rigidité à la feuille mais la rend assez souple pour ne pas être cassante. Bien que plus long et plus coûteux, c’est celui que nous utilisons car il donne les meilleurs résultats.

L’autre procédé consiste en un écrouissage, c’est-à-dire en un gaufrage immédiat de la cire liquide coulant sur des cylindres mais il a l’inconvénient de rendre la cire très cassante.

Faites confiance à notre expérience, nos cires sont soigneusement fondues et épurées, nous les garantissons pures brèches et opercules d’abeilles.
 


Notre chaudière à cire 82 litres est composée d’une cuve extérieure à fond plat - Ø 530 mm - hauteur 760 mm - et d’une cuve intérieure à fond conique renversée, munie d’une petite cuvette formant réservoir.

Ouverture totale, couvercle conique renforcé, équipé d’une soupape à bille de sécurité. Fermeture rapide et efficace, étanchéité assurée par un joint épais silicone. Chauffe de la cire par le dessous et sur le pourtour grâce à l’eau du bain-marie portée à ébullition. La chauffe peut être réalisée de 2 manières, soit sur un brûleur à butane ou propane - fourni en supplément - soit électriquement (à spécifier).

Principe de fonctionnement : la vapeur d’eau qui se dégage du dessous se concentre sur les brèches et s’infiltre à travers celles-ci pour ressortir par l’orifice extérieur. La cire est entrainée par ce courant de vapeur, elle se purifie grâce au siphonnage du fond et sort parfaitement propre. Elle peut être moulée immédiatement. La chaudière est prévue pour fondre, ou les brêches en vrac, ou les cadres complets (environ 10 cadres de corps de ruche Dadant) sans avoir à les démonter, permettant ainsi de fondre la cire, nettoyer les cadres tout en conservant le fil.


Atelier de gaufrage : une exploitation apicole, qu’elle qu’en soit sa taille, ne doit pas négliger les différents intrants qui en font sa force : changement des reines, nourrissements appropriés, traitements obligatoires et renouvellement des cires. Ce dernier point n’est pas à négliger tant la vigueur et la santé des colonies en dépendent. La grande majorité des apiculteurs se contentent d’échanger leurs cires, provenant soit des cadres à la réforme soit des opercules, contre des feuilles de cire gaufrée.

La tendance actuelle étant, d’une part, une gestion économique rigoureuse et, d’autre part, une transparence totale en terme de traçabilité des produits, bon nombre d’apiculteurs, tant amateurs que professionnels, investissent dans du matériel apte à travailler quasiment en circuit fermé pour la cire. D’autres éleveurs, soumis à un cahier des charges bio, créent aussi leur propre atelier de gaufrage. Enfin, dans le cadre de la diversification des produits à mettre à la disposition des consommateurs, certains passionnés consolident leurs ventes par une production de miel en section. Comme eux, si vous êtes désireux de connaître l’exacte provenance de votre cire, d’en maîtriser éventuellement la couleur et l’épaisseur, vous trouverez dans les produits suivants, les outils adaptés à l’échelle de votre entreprise et de votre… passion.

Petites exploitations :

Les petits apiculteurs et les associations œuvrant pour le tiers monde ne sont pas oubliés grâce à ce matériel d’entrée de gamme. Une planchette de bois, aux bonnes dimensions, trempée dans l’eau puis dans la cire suffit à produire de simples feuilles lisses. Ces dernières sont ensuite légèrement écrasées entre deux matrices en caoutchouc alvéolé par le passage répété d’un petit rouleau “ à pâtisserie ”. Un investissement minimum pour un maximum de résultat. À mettre entre toutes les mains.

Moyennes exploitations :

D’un rendement horaire supérieur au matériel précédent, ce gaufrier reste économique et facile d’emploi. Sa densité de 780 alvéoles au dm2 permet de produire des feuilles de cire gaufrée adaptées aux abeilles européennes. Le revêtement en matière synthétique spéciale des deux matrices autorise un travail sans aucun solvant. Il en résulte des feuilles sèches non enclines à la moisissure. Une notice très détaillée vous guide depuis la simple installation du circuit d’eau froide jusqu’aux astuces vous permettant d’arriver à un rendement de 60 feuilles à l’heure.

Grandes exploitations :

La première étape, avant d’entamer un quelconque processus de gaufrage, consiste à préparer des pains de cire d’abeille la plus épurée possible. Une partie du travail peut être effectuée au démoulage des pains de cire issus de la fonte des vieilles brèches et des opercules dans l’une de nos chaudières (voir page 8). Il suffira en effet de raboter le dessous des pains de cire. Petite remarque : si, après élimination du culot, les pains obtenus semblent encore trop chargés en débris dans leur masse, rien n’empêche de les repasser une deuxième fois à la fonte. La deuxième partie du travail d’épuration passe par une décantation sur plusieurs heures (voire jours) dans la cuve présentée ici. Les impuretés, généralement plus denses que la cire se retrouvent au fond. Un judicieux système de 3 robinets étagés permet le soutirage en commençant par celui d’en haut. Alors, seulement ensuite, les travaux de laminage puis de gaufrage peuvent commencer.
 


Courrier du mois Réalisation : Gilles Ratia - Apiservices Ruches